La Canarde sauvage
journal local et satirique à parution plus ou moins mensuelle - participation libre

Accueil > Numéros parus > Les Très-Craints des Alpes > Très-craint des Alpes : Charlie Castaner

TRÈS-CRAINT DES ALPES

Très-craint des Alpes : Charlie Castaner

mardi 8 novembre 2016

Pour fêter sa réélection triomphale à la présidence de la communauté de communes du Pays de Forcalquier, à la place de l’entreprenant Pierre Garcin, notre dépité-mémaire et grand adorateur du très Paris-Matché Macron est bombardé à l’unanimité, sans réserve parlementaire ni deniers publics, sixième très-craint des Alpes (Rhinolophus hipposideros [1]).

Charlie Pink Castaner n’aime pas l’eau et je le comprends. Moi aussi, je préfère le rouge. Mais l’eau n’est pas uniquement un besoin vital pour se rincer le gosier ou se dessécher la luette. Elle est aussi indispensable au bien-être et à la vie quotidienne (« s’astiquer sous la douche » !).
En bon socialiste, Charlie fait donc la guerre au service public… de l’eau. Qui se souvient de l’automne 2011 et du mouvement citoyen de ses administrés sur la possibilité d’un retour à une régie publique ? Et bien ce fut, niet, nada, non ! Malgré la volonté commune de se réapproprier ce bien vital, Charlie avait renvoyé avec morgue tous ces braves gens sur les roses, et il était reparti pour 12 ans avec la SEM [2] qui l’aime. Rebelote, en ce mois de mars 2016 où se jouait la délégation pour 9 ans de la gestion de l’eau d’arrosage du barrage de la Laye. Alors que l’élu de Mane et de droite, Jack Forfoot [3] prônait un retour en régie directe (va comprendre toi. Peut-être un restant de gaullisme nationaliste) et dénonçait les petites magouilles du Canal de Provence, le SIIRF de Forcalquier, sous l’impulsion des petits soldats de Charlie, Piton & Avril, reconduisait la délégation de service avec le Canal de Provence malgré une augmentation de 40% - réduite à 20% (lire La Canarde n°2 de 2016) !
Maurice Lachâtre, qui a édité Le Capital de Karl Marx, expliquait à celui-ci dans une correspondance du 4 mai 1872 que : « […] même les valeurs d’usage sans prix, comme l’eau, etc. pourraient bien un jour en avoir un, si un quelconque Rothschild décidait d’en acquérir le monopole. »
Changer l’eau en fric, c’est tout dire de l’idée que l’on se fait du bien commun !

P.-S.

Notes

[1« Petit rhinolophe » manosquin, une chauve souris locale (à lire ici et )

[2Société des eaux de Marseille (propriété de Véolia).

[3Jacques Depieds, maire de Mane et président (lui aussi !) de la Communauté de communes de Haute-Provence…

1 Message

Répondre à cet article

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0