La Canarde sauvage
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Mérou pète l’horizon

lundi 1er juillet 2019

Les chemins de traverse ne sont jamais rectilignes.
Ils ne sont jamais au singulier.
Ce ne sont pas des labyrinthes.
Ils vadrouillent en quinconce et de guingois, de traviolle, voire de bizangoin, jusqu’à leurs destinations aléatoires.

Traverser n’est pas aller que de l’autre côté de la rue pour trouver du boulot comme disait l’autre nase.
On ne dit pas routes (ou autoroutes de traverse). Les chemins de traverse mènent à l’exil, à la migration, à la salle des pas perdus, à colin-maillard, à cache-cache tampon... ils empruntent des sentes odorantes, des pentes glaiseuses,des raccourcis infinis ils arrivent souvent dans des murs de plus en plus connement érigés ou dans des douves maritimes ou dans des trous sans fond.
Souvent dans les chemins de traverse on crapahute à toute pompe, on transhume, on se transbahute vers des buts glauques en des parcours sans fins.
On peut arriver à destination dans la joie, le bonheur mais c’est cher payé.
En regardant de travers on bigle vers des arrivées aléatoires.

À part ça, en Israël, le fameux « Peuple Élu » l’a eu dans le cul. Nethanyaou l’a dit de sa voix nazillarde !

Ps : Je boycotte toujours naturellement tout ce qui vient d’Israël.

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